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profondément enseveli dans ses spéculations. Ci-céron , Plutarque & bien d’autres encore, avoientconçu de lui une idée à peu près semblable ; maisles uns ne parlent que o après les autres, & lorí-qu’on remonte à la source, on ne volt Silène quecomme un véritable yvrogne, pere nourricier duDieu Bacchus.
La singularité même de saventure qui livraSilène à Midas, & ce qui en résulta ne peutêtre-regardé que comme une pure fiction. Y a-t-il apparence que Midas, en tant que le plus avaredes hommes, eût prodigué du vin jusqisà enremplir une fontaine pour engager Silène d’enboire avec excès, & savoir en ia posteflion? Unavare n’auroit-il pas trouvé un moyen plus con-forme à son avarice, & falloit-il user d’un stra-tagème auíîì coûteux pour obtenir une chose auísiaisée? Les façons dont Midas en usa envers Si-lène, suivant çe qisen rapporte M. sAbbé Ba-rder, détruisent même absolument sidéè de réa-lité. „ Silène, dit ce Mythologue, rodoit dans39 le pays, monté fur son âne, & s J arrêtoit sou-33 vent près d’une fontaine pour cuver son vin ,93 & se reposer de ses fatigues. L’occasion parutw favorables Midas: il fit jetter du vin dans33 cette fontaine, & mit quelques paysans en33 embuscade. Silène but un jour de ce vin avec33 excès, & ces paysans qui le virent yvre, íe33 jetteront fur lui, le lierent avec des guirlandes33 de fleurs, & le menerent ainsi au Roi. Ce39 Prince, qui étpit lui -même initié aux Mysi-
(<?) Loc. çit. p. 39