Egyptiennes et Grecques. 553
teres de Bacchus, reçut Silène avec de grandesmarques de respect ; & après avoir célébréavec lui les Orgies pendant dix jours & dixnuits consécutives, & savoir entendu discourirsur plusieurs matières, le reine n a à Bacchus.» Ce Dieu charmé de revoir son pere nourricier,dont l’absence lui avoir cauíe beaucoup d'in-sî quiétudes, ordonna k Midas de lui demandertout ce qu'il .voudrait. Midas qui étoit extrê-» mement avare, souhaita de pouvoir convertir.m en or tout ce qu'il toucherait 3 ce qui lui futaccordé. «
Si l'on en croît le même Auteur, Silène étoitdonc un Philosophe très- íçavant, dont Midase mploya les lumières pour rétablissement de laReligion , & les changemens qu'il fit dans celledes Lydiens. Et pour avoir un garant de la véritéde cette histoire prétendue, il cite Hérodote («),a qui il fait dire, ce qu'il ne dit pas en effet.l>es autres explications lbnt si peu naturelles, &^éloignent si fort du vraisemblable, que je necrois pas devoir les rapporter.
Si Silène étoit un Philosophe, quelle raisonpeut avoir engagé de le supposer nourricier deRacchus ? la Philosophie n'est-elie pas incompa-tible avec l'yvressè ? Un homme addonné habi-tuellement à ce vice n'est aucunement propre auxProfondes spéculations que demande cette science.Puisque' ce .Philosophe prétendu avoir coutumedaller cuver son vin auprès de la íontaine, oùd fut pris, étoic-il nécessaire de prendre tant de
(H L*i. c. 14,