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mesures pour s’en saisir? Pensera-1-On avec leSeholiaste d’Aristophane & M. P Abbé Panier,quon n'a feint que Midas avoir des oreilles d’âne,que parue que ce Prince avoir par tout des espionsqu'il interrogeoit & écoutoit avec attention? Di-ra-t-on avec ce Mythologue, qu il communiquafa vertu aurifique a u fleuve Pactole, parce qusif©bligeoit ses sujets à ramasser for que les eauxde ce fleuve entraînoient? Et s’il est vrai qu’il Iétoit extrêmement grossier & stupide (a), com-ment avoit-il assez cTefprit pour entreprendre dedonner des loix aux Lydiens, & dsinstituer descérémonies religieuses (é) ? pour s^accréditetparmi ses peuples, & se sistre regarder commeun second Numa? pour conduire un commerce jde maniéré à devenir si opulent, quon ait feintqisil changeoit tout en or ?
Telles font les explications, ou plutôt les con- 'traductions de ce sçavant Mythologue, qui sçaifingénieusement faire usage de tous les Auteurspour parvenir à son but Dans un endroit Midasrégné le long du fleuve Sangar, dans l'aurre, c’essle long du fleuve Pactole. Là, à st un homme ■grossier & stupide qui mérite en conséquencequ’on feigne qu’il avoit des oreilles d’âne : ici , jc’est un homme d’esprit, un génie vaste & étendecapable de grandes entreprises, digne d’être com*paré à Numa ; & qui ayant trouvé le íècret defçavoir tout par ses espions, avoit par-là donnelieu de feindre quil portait des oreilles d’âne.
Les Poètes n "a voient pas trouvé un dénouement ;
(2) T. II. p. 2,27.
(A) Ibid. p. 398.