■j Egyptiennes êt Grecques. 555
íî ingéríieux à cette fiction. Ovide (u) nous ditqn’Apollon ne crut pas pouvoir mieux punirj f Midas, que de lui faire croître des oreilles d’âne ,
poùr faire connoître à tout le monde le peu dediscernement de ce Roi ? qui avoit adjugé la vic-toire à Pan sur ce Dieu de la Musique ; ce quiprouve assez clairement que les Historiens font>1 assez mal entré dans /esprit des Poètes en vou-
I lan t nous donner Midas pour un homme d’esprit
& de génie. Mais prenons la chose de la ma-niéré que les Poètes la racontent. Midas étoit,disent-ils, un Roi de Phrygie qi/Qrphée avoitinitié dans le secret des Orgies. Bacchus allantUn jour voir ce pays-là, Silène son pere nourri-cier fe sépara de lui, & s'étant arrêté auprès d’unefontaine de vin dans un jardin de Midas, oùcroissoient d’elles-mêmes les plus belles roses dumonde, Silène s’y enyvra, & /endormit. Midas/en étant apperçu, & íçachant /inquiétude où/absence de Silène avoit jette le sils de Seméléjil fe saisi de Silène, /environna de guirlandespe fleurs de toutes efpeces, & après lui avoirfait /accueil le plus gracieux qu’il lui fût possi-ble , il le reconduisit vers Bacchus. II fut en-chanté de revoir son pere nourricier; & voulantreconnoître ce bienfait de Midas, il lui promitde lui accorder tout ce qu’il lui demanderoit.Midas demanda que tout ce qu’il toucheroit de-vînt or : ce qui lui fut accordé. Mais une tellepropriété lui étant devenue onéreuse, parce queles mets qu'on lui servoit pour sa nourriture se
(a) Métam. 1 . n. Fab. 4.