Egyptiennes et Grecques. 5G3
<îu pàys, dir Trévisan (a), doit se baigner. Là,il dépouille sa robe de drap de fin or. Et cettefontaine donne ensuite à ses freres cette robe, 8cfa chair sanguine & vermeille, pour qu’ils de-viennent comme lui. Cette eau mercurielle estvéritablement une eau pactole, puiíqu’elle doitse coaguler en partie, & devenir or Philosophi-que.
C H A P I T R E VI.
De U âge d'or.
T OUT est embarras, tout est difficulté, &tout présente aux Mythologues un labyrin-the, dont ils ne sçauroient se rirer'quand il s’agitde rapporter à l’histoire, ce que les Auteurs nousont transmis fur les tems fabuleux. II if en est pasun seul qui nattribue Page d’or au régné de Sa-turne ; mais quand il faut déterminer & Pendroicoù ce Dieu a régné, & Pépoque de ce régné, 8cles raisons qui ont pu engager à le faire nommesle Siécle d’or 3 on ne sçait plus comment s’y pren-dre. On auroit bien plutôt fait d'avouer quetoutes ces prétendues histoires ne font que desfictions ; mais on veut y trouver de la réalité,comme s’il intérestbit beaucoup de justifier au-jourd’hui le trop de crédulité de la plûpart desAnciens. Et l’on ne fait pas attention qu’en s’é-
( 4 ) Philos, des jVíétaux, 4. part.
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