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Tome premier.
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5 §4 1 Fables

rayant de Fantôme de plusieurs dentfeux, queFou tient même pour suspects ; on prouve auxLeòfeurs quon ne mérite pas d'ëtre cru davantage.Si l'on avoit pour garans des Auteurs contempo-rains, ou qui eussent du moins travaillé diaprésdes-monumens assurés, & dont Fautenticité futbien avérée, on pourroit les en croire ; mais onconvient que toutes ces histoires nous viennentdes Poètes, qui ont imite les fictions Egyptien-atës. On fçait que ces Poètes ont presque toutpuisé dans leur imagination, & que les Histo-riens n ont parlé de ces tems - que daprès eux.Hérodote, le plus ancien que nous con unissions,ïFa écrit que plus He 400 ans après Homere, &celui-ci long-temsaprès Orphée, Lin, àc. Aucunde ceux-ci ne dit avoir víì ce qu'il rapporte, ail-leurs que dans son imagination. Leurs descrip-tions mentes font absolument poétiques. Cellequ'Qvide nous fait (a) du siécle «For, est plutôtun portrait «Fun Paradis terrestre, & de gens quil'auroient habité, que dun tems postérieur auDéluge, & d'une terre sujette aux variations desfaisons. On observoit alors, dit-il, les réglés-, de la bonne foi & de la justice, lans y être-, contraint par les loix. La crainte n'étoit point-, le motif qui faisoit agir les hommes : on ne9) connoissoit point encore les supplices. Dans3, cet heureux siécle, il ne falloit point graver fur Fairain ces loix menaçantes, qui ont servi,, dans la suite de frein à la licence. On neS, voyoit point en ce tems-lz de criminels trem-

(u) Métam. I. 1. Fab. z»