Egyptiennes et Grecques. '563
» bler en présence dé leurs Juges: la sécurité où33 Ton vivoit, ssétoit pas Teffet de Tautorité que33 donnent les loix. Les arbres tirés des forêts,33 navoient point encore été transportés dans unr- monde qui leur étoit inconnu: Thomme n’ha-33 bitoit que la terre où il avoit pris naissance,33 & ne se servoit point de vaisseaux pour ssox-3? poser à la fureur des flots. Les villes {ans mu-33 railles ni fossés étoient un asyle assuré. Les33 trompettes, les casques, l’épée étoient des cho-33 ses quson ne connoissoit pas encore, & le soî-33 dat étoit inutile pour assurer aux citoyens une33 vie douce & tranquille. La terre, lans être33 déchirée par la charrue, fournissoit toutes33 sortes de fruits; & ses habitans satisfaits des33 alimens quelle leur présentoir fans être culti-33 vée, se nourrissaient de fruits sauvages, ou33 du gland qui tomboit des chênes. Le Printems33 regnoit toute Tannée : les doux zéphirs ani-33 moient de leur chaleur les fleurs qui naissaient33 de la terre : les moissons se succédoient sans33 qu il fut besoin de labourer ni de semer. O»33 voyoit de toutes parts couler des ruisseaux de33 lait Sc'de nectar; Sc le miel sortoit en abon-33 dance du creux des chênes & des autres ar-33 bres. íc
Vouloir admettre avec Ovide un tems cù leshommes ay en t vécu de la maniéré que nous ve-nons de le rapporter , c’est se repaître de chimè-res, 8c d’êtres de raison. Mais quoique ce PoëteTait dépeint tel qu’il devoir être pour un siéclecTor, ce portrait nsost pas du goût de M. TAbbéL amer. Des gens qui auroient vécus de cette, nu-.
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