Egyptiennes et Grecques. ^
,vir de monument aux hommes. Beau monument,Bien propre à rappeller le souvenir d’un siécled’or î
N’est-il pas surprenant qu’un tel paradoxe n’aicpas fait ouvrir les yeux aux Anciens ; & que toussoient convenus d’attribuer un âge d’or au régnéde Saturne ? M. l’A'obé Banier le donne à ,celuide Janus, qui régna conjointement avec Saturne.» Ce Prince, dit ce Mythologue (a), adoucitsi la férocité de leurs moeurs , les rassembla dans,, les villes & dans les villages, leur donna des„ loix, & fous son régné ses sujets jouirent d’ua„ bonheur qu’ils ne connoissoient pas : ce quiw fit regarder le teins où il avoir régné comme,, un teins heureux, & un siécle d’or. « Maisil n’y a pas moins de difficultés en prenant leschoses de ce cóté-là. II n’est même pas polsiblsde faire vivre Saturne avec Janus. Les tems nes’y accordent point du tout. Théophile d'Antio-che notis assure , siir l’autorité de Tailus (7;J ,que Chronos, appellé Saturne par les Latins,vivoit trois cent vingt-un ans avant la prise deTroye, ce qui, en admettant le calcul des His-toriens mêmes, supposerait plus d Ain siécle &demi entre lui & Janus. D’où il faudrait con-clure, ou quë Saturne n’alla jamais en Italie,ou qu’il y alla long-îems avant le régné de Janus.Toute l’Antiquité atteste cependant la contem-poranéité de ces deux Princes. On pourrait sup-poser , dit M. f Abbé Banier avec quelques autres,qu il s’agit d’un autre Saturne, & que celui qui
(a) Loc. cit. (§) Lib. 3 . adv. Ant.
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