PRÉFACE.
H
je voudrois mettre le public en garde pourl’avenir par l’expérience du passé, & luifaire observer; qu’il faut une grande con-noissance locale du pays que des annéesde courses & d’observations suivies donnentà peine, & qu’un étranger ne peut guèresconsacrer un espace de temps assez longpour se mettre au fait de tout. La mêmeraison l’empêche de penser à l’avenir; ilveut jouir, s’il accepte de l’emploi parminous ; & pourvu qu’il réussisse à nous mon-trer des avantages qui fassent fa fortuneactuelle, il s’embarrasse peu de leur perma-nence. Nous en avons un exemple bienfrappant. Quoiqu’il en soit ; si on veut seservir d’un étranger à l’avenir, il trouverapeut-être dans ce petit livre des connois-sances préliminaires , qu’il ne pourroitacquérir que difficilement par lui - même ,faute de temps.
II m’a fallu relever des fautes qui ontété commises, parce qu’il faut éviter d’yretomber. Mais ce n’a jamais été dans lebut de critiquer; &, en blâmant les choses,