PRÉFACE. 15
je n’ai parlé des personnes que lorsque jen’ai pu faire autrement. J’ai évité l’adula-tion comme la satyre , & j’ai parlé aveccette franchise décente, propre à celui quia le bien en vue, & la conscience nettede toute personnalité.
II est juste de dire que mon intentiona été très - favorablement reçue ; que desmagistrats éclairés ont engagé le Gouver-nement à me procurer les moyens d’avoirla carte qui est jointe à cet ouvrage ; ainsique l’usage des registres, & les copies néces-saires. Je témoigne ici ma parfaite recon-noissance à tous ceux qui ont favorisé mondessein d’être de quelqu’utilité au public.
J’ai entendu assez souvent agiter la ques-tion, s’il ne vaudroitpas mieux, pour l’Etat,de remettre les salines à une société parti-culière. Qu’on me permette quelques ré-flexions à ce sujet.
Il est certain qu’une société particulière,intelligente, se tireroit mieux d’affaire enfabriquant le sel que les sources produisent.Elle feroit à coup sûr plus de sel à moins