PRÉFACE. tj
double de ce qu’ils mettent à profit. Je con-nois d’autres mines qui auront le mêmefort. Eh ! pourquoi ? « C’est, dit -on,» parce qu’il ne convient pas au Gouverne-,» ment d’exploiter lui-même; il faut qu’il», ait des préposés qu’il faut payer , & cela», est onéreux. »
Que l’on considère ce point comme ònvoudra ; il est certain que de deux chosesl’une.
Ou le Gouvernement agit comme pèrecommun de la patrie, & alors il ne doitpas fe tenir à un petit intérêt pécuniaire;c’e 1 le cas des salines.
Ou il veut placer son argent à intérêt;cela étant, il doit se regarder comme par-ticulier, & prendre garde à la rente qu’iltire de son argent. C’est le point dé vuedes mines d’Arau.
Mais encore, dans ce dernier cas, il peut& doit porter son attention fur l’intérêtgénéral du pays ; surtout si, comme il arrivepresque toujours , son propre intérêt l'yengage.
B