PREFACE „
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de frais, & le Gouvernement en obtien-droit plus de revenu annuel. Mais je regardenos salines comme un bijou de l’Etat,plus considérable par la valeur qu’il peutacquérir, que par celle qu’il a. Si c’eíf-làle point de vue fous lequel on doit regarderles salines, il s’enfuit que les petites con-sidérations d’un intérêt actuel tombentd’elles - mêmes. II n’y a que l’Etat quîpuisse entreprendre, dans ce pays , des ou-vrages de longue haleine, nécessaires pourobtenir plus de sel par les travaux desmines. Le particulier eít toujours pressé dçjouir parce qu’il meurt ; mais comme l’Etatne meurt point, ce qu’il entreprend est tou-jours lui-même.
Ce que je dis ici peut s’appliquer encoreailleurs. Si le Gouvernement avoit exploitépar lui-même, dès le commencement, lesmines de fer d’Arau , il y auroit encore pourlong-temps du fer à tirer. Mais des mar-chands avides ne tirent de la terre que cequi rend beaucoup à la bourse, & Rem-barrassent peu s’ils détruisent ou non le
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