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mun. Mais il est aisé de voir que ce gypsen’est que le produit du détritus du roc sélé-niteux qui compose l’intérieur de la mon-tagne. Cette pierre à plâtre est blanche, rouge,grise.
Une circonstance très-digne de remarque tc’est que jamais on n'a découvert dans le rocgypfeux, qui fait le corps de la montagne, lamoindre indication de substance animale ou
pas des mieux imaginées. Le nom de gypse est adoptépar les nations les plus éclairées, & si ce gypse est souilléde parties hétérogènes, elles font accidentelles & pou-voient être exprimées par un adjectif propre. Le mot deplâtre, bien loin d’instruire mon esprit, l’induit enerreur ; & le reproche que sauteur fait à M. de Saussure ,pag. ioç du livre cité , semble retomber ici sur lui-même.
Ne valoit-il pas mieux conserver le nom de plâtre augypse cuit & préparé, pour être employé, comme l’ontfait les anciens, comme le font encore aujourd’hui lesnations de l’Europe qui ont les langues les plus expres-sives , comme le font les François mêmes, qui fe piquentde bien parler leur langue ! J’ouvre le dictionnaire ency-clopédique au mot gypse j & je trouve gypse ou pierreà plâtre. Le plâtre est le produit que donne le gypselorsqu'il a cté calciné. Si je cherche au mot plâtre , jetrouve plâtre , pierre particulière , cuite U mise enpoudre. Ces deux articles font de deux savans différens.