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qui ont enterré des animaux & des plantes dansles montagnes (I). Et la seconde, que la
montagne en question est une preuve de
l’existence de la terre calcaire libre avant
les coquillages (2) ; celle - là n’a donc
( i ) On m’a objecté que l’acide vitriolique pouvoitavoir détruit les pétrifications dans le gypse, & que dansce cas le défaut de ces productions ne seroit point unepreuve de la préexistence du gypse à l’animalité. Mais sila colline de Mont-Martre produit des ossemens : si M. lechevalier de Lamanon y a trouvé un oiseau pétrifié ;l’objection tombe sans doute.
(2) Des observations & objections aufii honnêtes quesavantes fur ce passage me forcent à déclarer fans ambi-guïté, que je crois connoítre des roches calcaires telle-ment primitives, qu’elles n’ont jamais passé par aucuncorps organisé. Je ne citerai pas les auteurs célèbres quil’attestent; & pour abréger je n’alléguerai de celles queje connois moi-même, que la roche calcaire micaceefeuilletée de la vallée de Ferrex , située entre le Mont-Blanc & le grand St. Bernard. On peut m’objecter, à lavérité, que notre globe peut avoir subi tant de révolu-tions & si compliquées, que tout indice de l’animation &végétation, primitive dans le sens le plus précis, s’estperdu ; je n’ai rien à répliquer contre cet argument ;mais aussi ce n’est pas celui de fauteur sensé des objec-tions.
La question de la primitivité de la terre calcaire fur lesanimaux coquillers revient au fond à celle de la pouleSc de l’œuf. Comme je connois des roches calcaires fans