De-là deux conséquences incontestables.La première que notre montagne gypseuse aexisté avant les révolutions de notre globe,
brité ; mais une montagne de près de 6000 pieds d’elé-vation au-deffus de la mer, & qui traverse tout un pays ;une montagne qu’on a fouillée de tant de côtés par desgalleries de plus de 4000 pieds en droite ligne. Or cetteénorme masse gypseuse, qui ne contient pas un vestiged’animaux ou de végétaux dans son sein, est surmontéed’autres montagnes, dont quelques-unes font absolumentassises fur elle & détachées de tous les côtés ; & cesmontagnes font calcaires & remplies d’une quantitéincroyable de corps marins pétrifiés. Que de matière àréflexions ! C’est exactement le contraire de l’arrange-ment artificiel de la nature de fauteur cité. L’argile estd’une rareté très-grande fur toute cette montagne, aulíiloin que je la connois, & quand il y auroit de l’argile,comment pourroit-on supposer, après quelques réflexionstrès-simples, que c’est d’elle que le gypse a tiré son acidevitriolique ? On fait que celui-ci tient trente parties furcent de cet acide ; pendant que l’argile ne contient quetrente-sept parties de vraie argile ( * ) qui lie fortementle peu d’acide vitriolique accidentel qu’elle pourroit con-tenir.
On n’y volt peut-être pas une feule couche horifon-tale; la plupart font, selon le terme des mineurs, fusleur tête. Ce font en un mot des couches verticales,contre lesquelles fauteur de f Histoire des minéraux s’écrietant. Mais nous verrons cela ailleurs.
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(*) Kìi'tonrìs Mineralogy.