SUR L’ART DES MINES. 3adaptée à la tige avec des bandes de cuir. Lorfqu’on lapouffe, elle fe comprime, fe rétrécit «Sclaiffe monter Teaupar-deffus elle; mais elle s’élargit en montant, <& toucheles parois du corps de pompe , afin que l’air foit pompéen-deffous, qu’il foit fuivi par l’eau pour remplir levuide, & que l’eau qui fe trouve au-defïus de la pochepuiffe être déchargée à l’orifice de la pompe. Le, diamètredu corps de pompe fe règle d’après la quantité d’eauqu’on a à épuifer. Cependant, comme dans les tuyauxlarges , la colonne d’eau devient plus pefante fur le pif-ton „ & qu’il faut en conféquence plus de force pour1 élever, on doit avoir foin , en les forant, de leurdonner la proportion néceflàire. Les mêmes circonftan-ces exiftent quant à leur hauteur , ee qui fait qu’on ne lesemploie ordinairement que de trois à quatre toiles auplus. On adapte à l’extrémité de la tige une main, pourque le pompier puiffe travailler avec aifance ; ou onadapte un levier, fi l’elpace le permet, ou l’on fait desroues qui fe tournent à bras d’homme , ou dans lefquelleson marche. On établit autant de ces pompes que la prcn*fondeur du puits l’exige , de l’eau s’élève d’une pompe àl’autre. Une pompe à bras d’homme, dont le diamètren’eft pas trop fort, & dont le corps n’eft pas haut, peutêtre entretenu en mouvement par un homme feul pen-dant tout un polie.
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