SUR L’ART DES MINES. 123d’eau par vingt-quatre heures jufqu’à la galerie d’écoule-ment de la Trinité ; & dans le fécond, 9120.
CHAPITRE DIXIEME.
De la conflruclion des Étangs .
§. 60 o.
Souvent il n’y a point dans les territoires des Minesde ruiffieaux & des fources allez abondantes, pour fuffire,pendant tout le cours d’une année, à mouvoir les ma-chines néceflaires, tant à l’extraéfion des eaux Sc desmatières, que pour les roues des bocards, & pour cellesdont on fait ufage pour mouvoir les foufflets des fonde-ries. S’il y en a, elles font, le plus fouvent, h éloignées,quon ne fauroit en faire ufage, fans qu’il n’en coûteconfidérablement. Les minérais riches fe tranfportentquelquefois dans des fonderies fort éloignées , où on ala commodité de l’eau & des bois , mais fouvent le mi-nerais à bocarder pourroit à peine, peut être même pasdu tout, fuffire aux frais qu’occafionneroit un pareiltranfport. Il eft donc d’une économie fage & prudentede rapprocher, autant qu’il eft polïible , les bocardsdes Mines ; ce qu’on ne peut entreprendre lorfqu’il n’y
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