SUR L’ART DES MINES. 29de cinqtoifes. Les trois pompes baffes ont trois cylindres,trois piftons & trois foupapes, 6c trois fois autant de cuir ;
6t dans les tiges & tirans , trois fois autant de fer que dansla pompe haute. Il eft donc certain que la confommationeft triple ; ce qui caufe plus de dépenfe, fur-tout quandles cylindres 6t les piftons font de bronze : de même aulieu d’une fourniture de cuirs, on eft obligé d’en em-ployer trois; ce qui augmente confidérablement cetteconfommation. On a remarqué ci-devant, que les tuyauxd’afpiration doivent être d’un plus petit diamètre quecelui du cylindre ; ce qui charge beaucoup plus la ma-chine , en raifon de la viteffe de l’afcenfion de l’eau parces tuyaux ; ce qu’on ne peut pas éviter. Il eft de mêmetrès-certain que cette charge , dans les tuyaux d’afpira-tion des pompes baffes , doit être trois fois plus conftdé-rable. On a encore démontré, que le pifton caufe ungrand frottement en montant 6c en defcendant ; confé-quemment les frottemens doivent être conftdérés commetriples. Par toutes ces circonftances , il eft naturel qu’ondoit préférer une pompe haute aux baffes : cependant onpeut objeéler, quant aux hautes pompes, que les tuyauxfupérieurs , en raifon de leur hauteur , 6c de celle de lacolonne d’eau qu’ils contiennent, font fujets à crever; cequi eft vrai. Car on a reconnu ici, par des effais , que lestuyaux fupérieurs n’ont pas pu réfifter dans une hauteurde vingt-fept toifes. Néanmoins, l’expérience démontrequ’ils réfiftent parfaitement 3 & qu’iis. ne crevent point %