SUR L’ART DES MINES.
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§. p2.
Quant aux roues à chute fupérîeure, je confidère dansleur méchanifme ; i°. le cercle ou le larmier de la roue ,comme le point de la puiflànce ; le tourillon de la mani-velle , comme le point d’appui ; Ton anje, comme le pointde la charge , 8c le tirant principal, comme la lignede direction. Lorfqu’une roue, au défaut d’une chuted eau , ne peut pas être pofée auprès du puits, il y a alorsencore une choie à conlidérer ;c’ell Véquipage fuperjï-ciel j qui eft une ligne de direction continue, ou de tirans.Pour que la machine produife un bon effet, il faut quetoutes lès parties foient en proportion méchanique , 8cexécutées avec la plus grande précilion. Quant à la conf-truélion de la roue, il faut avoir foin quelle foit bien liéeavec l’arbre par des bras croifés, échancrés & bien exac-tement affemblés, afin que le tout foit folide, durable, queles angles foient égaux, 8c que l’enlèmble foit bien fini.
§• 523.
Une roue eft confidérée dans la méchanique comme unlevier continuel. Plus elle eft grande, plus Ion rayon oudemi-diamètre eft éloigné du point de la charge, c’eft-à-dire de 1 anle de la manivelle ; car , plus le bras de lamanivelle eft contenue dans le rayon de la roue, ou dansles diftances momentanées de l’éloignement des godets,
plus la puiifance de la roue devient confidérabiè, ou ,
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