SUR L’ART DES MINES. 9 ytion , eft égalemennt pouffé en bas par ce moyen. Cemarteau monte & fe prend dans le crochet P P ; mais auretour des cornes LL, la bande QQ eft tirée , & le mar-teau du tuyau d’injeélion retombe : mais afin cju il nepuiffe pas tomber plus bas qu’il ne faut, il eft arrête parle crochet RR.
§. j7 8 -
Par cette defcription de toutes les parties, il eft aiféde pénétrer tout le mouvement de la machine. Le piftondu cylindre eft adapté à l’aide de la tige & de fa chaîne,au feélor du balancier, à l’autre extrémité duquel onattache les tirans des pompes SS, qui font enfèmbie lesïnftrumens qui produifent l’effet de la machine : car dèsque le pifton defcend dans le cylindre, l’autre partie dubalancier remonte ; conféquemment les tirans opèrentla levée des pompes. Dès que le pifton eft repouffé enhaut dans le cylindre , le feélor oppofé du balancier re-defcend par le poids de l’eau qui le trouve fur les pillonsdes pompes, ainli que par une partie, de l’excédent dupoids des tirans. La defcente du pifton du cylindre eftcaufee par la preffion de la colonne d’air extérieur , 8c ilmonte par la force élaftique des vapeurs échauffées dansla chaudière qui entrent dans le cylindre , c’eft-à-direquand le pifton eft dans fa plus haute pofition dans lecylindre , il fe forme à-peu-près un vuide ; par confé-quent la colonne d’air qui eft fur le pifton, doit néceffai-