SUR L’ART DES MINES. 131eft vrai qu’il n’exifte aucune expérience qui détermine1 épaideur qu’une madè de terre compaète doit avoirpour réfifter à une colonne d’eau d’une certaine pefàn-teur ; on n’a eu jufqu’ici que l’ufage pour guide. Ce-pendant il eft naturel qu’il vaut mieux conftruire uneÇ^aufîee plutôt trop épaide que trop mince.
§. 608.
Suivant l’ufage de la Bade-Hongrie, une chaudee eftcompofée de quatre parties repréfentées par la i re figurede la planche 19 e . Celle exprimée par A, & qui formela clef de la chauffée, confifte en un courois de terreglaifè ou d’argille bien foulée ; on fait de deux côtés dece courois un parapet B & C , & on conftruit fur celuidu devant un mur en glacis D. Une chauffée eft à deuxfins, c’eft-à-dire, pour empêcher la filtration & réfifterfiiffifamment à la predion de l’eau. La partie du milieu,ou la clef, doit remplir le premier objet ; il faut confé-quemment qu’elle foit foulée de manière que la filtra-tion n’ait point lieu. Les parapets de terre rapportéeprocurent à moins de frais un renfort à la chauffée, pourqu’elle puiife réfifter à la prefiion de l’eau; car unechauffée foulée dans toute fon épaiffeur , exigeroit unedépende extraordinaire ; Sc quoique l’eau pénètre au com-mencement le premier parapet, celui-ci en s’affaidàntpeu-à-peu devient enfin folide.Ue mur en glacis garantit
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