SUR L’ART DES MINES. 135:g és de fouler chaque lit jufqu’à trois fois, pour qu ildevienne bien folide, 8c retienne bien l’eau. On humeéleun lit quand il eft achevé ; on y remet de nouveau de laglaife ; on l’étend, 8c on recommence à fouler. Cettepartie le continue ainh julqu a la hauteur neceftaire. Labonté de cet ouvrage dépend beaucoup de la bonnequalité de la glaife. Il ne faut pas quelle foit pierreufeni fablonneulè. Celle qui eft làvonneule au toucher fmais qui fe feuillette en léchant, & fe rompt facilement,n’eft pas la meilleure. On préfère une terre argilleufe 8cgraffe , qui fe confolide en fe féchant, & qui ne lefeuillette pas. Il faut néanmoins que la glaife ou l’argilleait une humidité modérée , parce que fi elle eft tropsèche , il relie beaucoup de vuide en la foulant ; ce quine forme pas une parfaite liaifon : li elle eft trop humide ,elle s’écarte du pilon, & ne devient pas folide ; elleoccafionne alors beaucoup de fentes 8c de gerçures. Ilfaut fe procurer une bonne terre d’argille dans le voifi-nage ; if e ft même très-effentiel, avant la conftruéliond un étang, de s’être alluré de cet objet ; car, s’il faut lafaire venir de loin , cette circonftance caufe une dépenlè
confidérable.
§. 6iy
La conftruétion d’un étang n’eft point un ouvragepour l’hiver ; les temps de pluies, même en été , ne luifont point convenables ; on eft fouvent obligé, par cette