SUR L’ART DES MINES. 137vées, on peut alors la faire plus étroite. Le talus desparapets fe forme de lui-même; car on fait qu une amon-célation de terres rapportées ne peut guere paiïer qua-rante-cinq degrés de pente, parce qu ayant plus , lesparties ne pourroient fe repofer, & rouleroient toujoursen bas. Cette pente eft donc ordinairement de quarante-cinq degrés, ou de quelque choie de moins ; de forteque fi le fommet d’une chauffée a neuf toifes d epail-lèur , là bafe doit avoir vingt-quatre à vingt-cinq toilesde diamètre. On garnit les parapets de gazon lorfqu ilsfont finis ; enfuite on confirait fur le devant le mur àlèc, auquel on donne cinq à fix pieds d’épaiffeur, 8 cautant dans lès fondations. On emploie pour ce mur desgrandes pierres plattes, qui le lient enlèmble de maniéréà ne pouvoir fe déranger ni tomber dans les eaux.
§. <5i5.
Comme les eaux de fource des vallons, des orages ;des pluies de longue durée, pourroient gêner le travail,1 inonder quand même on feroit parvenu à une certainehauteur, & caufer beaucoup de dépenlè & de retard,il faut, avant d’excaver les fondemens dans l’endroit duvallon le plus incliné , où doit le faire l’excavation ,pofer un canal d’une certaine grandeur, par lequel onpeut, non - feulement faire écouler les fources, maisencore les ruiffeaux formés par les orages. Il faut, pourTome IJ ; S