SUR L’ART DES MINES. 139monte néceffairement à l’ouvrage jufqu à gagner la hau-teur de ce canal : cette circonftance eft toujours tres-preju-diciable à une chauffée qui ne s’eft point encore affaifféepar fon propre poids. Il vaut beaucoup mieux dans cecas, pour parer à tous les inconvéniens, difpofer le toutde manière que l’eau puiffé toujours couler en bas , juf-qu’à ce que l’ouvrage foit parfait; par ce moyen 1 ou-vrage a encore le temps de s’affaiffér & de fé confolider.Tout ceci peut s’exécuter de la manière fui vante. Dès lecommencement on excave dans l’endroit où l’on fé pro-pofé de pofèr le tuyau de la bonde , avant que 1 on aitmis la main à l’œuvre pour vuider les fondemens, unediftance de deux toifès de large , & de la longueur de labafe que doit avoir la chauffée ; on maçonne foiidementcette excavation jufqu’au niveau du fol de la vallée, oùdoit être pofé le tuyau de la bonde , fig. 2, A ; on formefur ce mur une voûte de deux pieds d’épaiffeur, de quatrepieds de vuide, & autant en hauteur, ou quelque choféde pLus B, de manière que cette voûte reiïemble à unegalerie quitraverfe la chauffée. Toutes les eaux du vallonfe conduifent vers cette galerie, 8 c on communiquecelles des deux montagnes par un foffé en travers Sc unpeu élevé, afin que toutes les eaux dans les temps de'plùiepuiffent s’écouler par cette galerie.
On ne commence à excaver les fondemens de lachauffée qu e lorfque cette galerie eft finie, Sc on con-
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