SUR L’ART DES MINES.
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§ . 617.
Le tuyau de la bonde, par lequel pâlie 1 eau deftineepour l’ufàge des machines & des fabriques, qui traverletoute la chauffée , doit être fait avec le meilleur bois dechêne 5 parce quil eft le plus durable 8c qu il relifte mieuxà l’eau. Chaque pièce du tuyau s’emboîte 1 un dans 1 au-tre ; on emploie pour cet ufage les plus longues piècesqu’on peut avoir. Leur vuide le règle d’après la quantitéd’eau dont on a befoin par vingt-quatre heures pourl’ufage des machines. Mais comme la quantité d’eau quifort d’un tuyau change de proportion, fuivant le plusou le moins de preffion de la colonne qui agit contreelle, l’ouverture du tuyau doit être affez grande pourque cette quantité d’eau néceffaire par vingt-quatre heu-res , puiffe fortir quand l’eau eft dans fa pofition la plusbaffe. Pour obvier à tous les cas, on la fait ordinaire-ment un peu plus large , que le cas préfent ne l’exige ;parce qu’on peut, à l’aide de la bonde, faire fortir laquantité d’eau néceffaire ; leur vuide eft ordinairement de7 > 8 & 9 pouces. L’épaiffeur du bois eft de quatre pouces.On ajufte au - defîus dans des rainures une couverturequi eft de ftx pouces d’épaiflèur. Chaque pièce du tuyaueft enchâffée & exactement ajuftée ; on bouche le vuideavec des étoupes. La couverture eft arrêtée par des cram-