SUR L’ART DES MINES. 147
ce* cas préférer les chauffées en maçonneries aux autres ,parce qu’elles rendent le même fervice, & que quelque-fois , fuivant les circonftances, elles reviennent à meil-leur marché. Les chauffées en maçonnerie ne font jamais,a beaucoup près, auffi épaiiïe qu une de terre , puifqueD grande charge des pierres, Sc leur folide liaifon parla chaux , réfiftent beaucoup plus a la preffion de 1 eauquhane de terre. Tout dépend des bonnes fondations Scde la parfaite liaifon de la maçonnerie. On a déjà dit ci-devant , que les fondations doivent abfoiument fe fairedans un roc vif & folide. Il faut que les pierres foientgrandes, & quelles fe fendent par feuilles ou par bancs :on ne doit point employer fur le devant de la chaufleedes petites. Les premières pierres des fondations doiventêtre les plus grandes , Sc même des groffes maffes de roc.Il eft effentiei que la chaux Sc le fable foient de bonnenature pour le mortier, afin de bien lier : tout l’ouvrageenfin doit fo faire avec un grand foin. Avec toutes cesprécautions , la chauffée n a pas befoin de grande force.L’épaiffeur de la bafe doit être, comme dans les chaufféesde terre, des deux tiers de la hauteur, quand elle eftbafîe ; Sc quand elle eft haute, des trois quarts. On ter-mine la chauflee obliquement julqu’à un tiers de la hau-teur , ou, tout au plus, jufquà la moitié, parce quelle,peutréfifter à la preffion de l’eau. Néanmoins il eft très-neceffaire que les fondations foient un peu plus larges& en faillie d’une demi-toife de chaque côté. Le tuyau.
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