SUR L’ART DES MINES'. 149duifent fur les machines l’eau de l’étang, il faut ménagerla pente, pour gagner autant de chute qu il eft poffible,afin de pouvoir les employer fur d autres machines ^ dansce cas, une pente de douze pouces par cent toifes, fuflatpour conduire feau encore afîez rapidement fur les ma*chines ; il. faut feulement que les canaux aient ta largeurconvenable. Leur largeur Sc leur profondeur le regientd’après la quantité d’eau qu’ils doivent conduire ; ils fontordinairement de deux à trois pieds de largeur fur deuxde profondeur. On doit garantir, autant qu’il efl pofti-ble, le fol des canaux qui conduifent l’eau dans l’étangde la filtration ; car il en coûteroit trop de les difpofertous folidement. Dans les terreaux argilleux ou gras , quiretiennent déjà l’eau par eux-mêmes ; il fuffit en excavantles canaux, d’apprêter leur fol & leurs parois un peu plusqu’ils ne le font naturellement : mais dans les endroitsoù il faut qu’ils palfent par des terres rapportées, il efttrès-elfentiel qu’ils foient garnis d’un bon courois d’ar-gille bien foulé. Quant aux canaux qui conduifent leseaux de l’étang aux machines, il eft indifpenfable de lesgarantir de toute perte ; on y parvient par un bon fon-dement de terre glaife : c’eft le meilleur moyen Sc lemoins difpendieux. Il faut donc que tous ces canauxfoient garnis d’un pied d’une bonne glaife fur le fol, dehuit à neuf pouces fur les parois, foulée très-foigneufé-ment. On doit éviter, autant qu’il eft poffible, les canauxde bois, eu égard à la dépenfe du bois Sc de fon entre-
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