SUR L’ART DES MINES. 1 6 $
§• 637.
Lorfqu’on trouve les mines de fer auprès de grandesforêts, elles font de toutes les Mines, non pas les plusavantageufes, mais les plus lures. Quoique le fer foit unmétal à bon marché , il faut, maigre cela, employerbeaucoup d’économie pour parvenir à en tirer du béné-fice. Quand ce minérais fe trouve dur , on fait beaucoupde dépenfe pour fon triage. Comme la réparation de lapierre de ce minérais ne s’exécute pas de même quecelle des autres métaux, 8c que le plus fouvent il fetrouve tout pur, de forte qu’il n’a befoin que d’êtreconcaffé pour être fonduplus facilement, on établit alors,pour une plus grande économie, des gros marteaux àpiler, qui font mus par l’eau , lorfqu on en a à fa difpo-fition. Ces marteaux reffemblent à des martinets, 8c n’endifférent que parce que leur bafe eft plus large. Leursmanches font mis en mouvement par une roue 5 8c ilsbattent fur un gros tronc de bois un peu creux , qui eftgarni d’une plaque de fer. C’eft ià-dellbus que l’on jetteles morceaux de minérais pour les concaflèr. Pour rem-placer ces marteaux, on peut encore établir un bocardavec des fers plus pelants, ou fe fervir des bocards à fecdeftinés pour les minérais de plomb, comme on le feravoir ci-après. En général on peut faire ufage des bocardsà fec pour les minérais d’autres métaux, quand ils fe
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