SUR L’ART DES MINES. 1 6$
raoyen du bocard ; mais quand elles font vifibles ,comme en Tranlylvanie , on les pile dans de gros mor-tiers , & on fort for par l’amalgamation : quant au mi-serais le plus pauvre, on en concentre la partie fine à1 aide des augettes à mains. L’argent vierge fe fépare dela pierre de gangue, 8c fe met au four à rafiner avec1 œuvre. On fait de même avec la mine d’argent rouge,le gla^-ert^ > ou l’argent vitré. Le cuivre natif fe trouvetrès fouvent en feuilles dans du quartz 8c dans du fpath ,dans lefquels on le concalfe féparément , & on l’ajouteau cuivre noir dans fa fabrication ; on le fond aufîi feulen cuivre noir ; on fond de même le cément de cuivrequi fe tire des réfèrvoirs, 8c qui contient beaucoup decuivre ; mais celui des réfèrvoirs plus pauvres s’agrège àla fonte crue ; parce qu’il contient une grande partie deterre ferrugineufe.
§. 640.
Il y a des veines qui ont peu ou point de minérais quimérite d’être fondu, 8c dont le métal eft trop parfemé; cequi fe voit communément aux veines d’or 8c à beaucoupde veines de plomb, qui contiennent en même temps de1 or & de l’argent. Lorfqu’une de ces veines mérited’être exploitée &bocardée, on la prend alors dans toutefa largeur ; on extrait le tout au jour ; on le calfe àgrands coups de mafTe, 8c on le tranfporte au bocard.Cependant lorfqu’il s’y trouve du roc ou pierre ftérile ,