SUR L'ART DES-MIN ES. 171îls ont rempli leurs excavations d une etendue extraor-dinaire du relie des décombres , contenant encore beau-»coup de minérais : c’eft de ce$ grandes excavations , rem-plies en partie de décombres, partie d écaillés, de maflif,de branches de minérais abandonnées & cachées , d ouprovient aujourd’hui l’eau de cémentation. Feu M. Henc^kel 3c d’autres, ont fait voir par dés expériences , quuneVitriolifation de pyrite ne làuroitile faire laps air ; queconféquemment il ne peut fe formel de vitriolilation dansles veines folides 8c compaéles , où ‘il: faudroit que l’airs’introduile. de la {ùpérficie par quelques filons ouvertpCette vitriolifation au contrairéis'opère facilement dansle vieil-homme, par lequel d’air peut circuler 8c palierau travers d’une infinité de vuide. Les pyrites de cesdécombres le diffolvent donc fucceïïivertient avec lesmalfifs lé changent en vitriol. L’eau qui filtre de lafuperficie par ces vieilles excavations , diflout ces parti-cules vitrioliques, & forme de l’eau de cémentation, quifiltre par-tout 8c tombe par goutte dans les vieilles exca-vations ; c’elt là où on les ramafie , 8c on les extrait desMines, par des machines hydrauliques, pour les conduire àla fuperficie, où elles s’emploient. Par cette raifon , ontravaille dans ces deux Mines à y introduire de l’eau dela fuperficie, pour la faire pafièrpar des ouvrages comblés& fecs, afin qu’en traverfant ces décombres elle fe changeen eau vitriolique : c’eft de cette manière qu’on met à
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