SUR L’ART DES MINES 185ttiême longueur que la répartition de l’auge. Il eft en-taillé à fes deux extrémités dans les folives I. Il jointaux colonnes auxquelles il eft arrêté par des crampons.Son ufage eft d’empêcher l’eau de rejaillir hors de 1 augeavec le fable pilé. Il eft plus mince par le haut, pour queles cames puiflent paffer aifément. Les jointures entre cebloc de les colonnes, fe bouchent avec de la mou (Te; &a côté de chaque colonne, il y a un trou par lequel l’eaufort avec le fable pilé. De l’autre côté de l’auge, on metentre les folives I, une pièce fur laquelle on pofe lecanal T , qui donne continuellement de l’eau à l’auge.Ce canal a une ouverture vers le milieu, par laquellel’eau s’introduit dans l’auge. Au refte , le paftage du fablepilé, à la fortie del’auge, exige un arrangement parti-culier ; on fait ulage de différentes méthodes pour cetobjet, dont nous parlerons plus amplement ailleurs.
§. 66 1.
On commence à pofer les pilons V après la conftruc-tion de l’auge. Ceux-ci doivent être d’un bois qui prendle poli, pour éviter le frottement ; on les fait ordinaire-ment de hêtre. Ils ont douze pieds de long fur cinqpouces de largeur Sc quatre d’épaiffeur. Il faut qu’ilsfoient droits <& rabotés ; mais , afin que les litteaux nes’ufent pas par le mouvement continuel, on pofe , dans1 e fpace intermédiaire des litteaux & des pilons, les petitsbois W , qui ont des têtes, & qu’on appelle épaules ; &