SUR L’ART DES MINES. 189culer la force de la roue. En calculant de même tout lepoids des pilons, qui font adaptés de diftance en diftanceaux cames, on trouvera la totalité de la charge a vaincre ,a quoi il faut ajouter les frottemens caufés par le poidsde la roue & de fon arbre, & celui des pilons aux épaulés.Par cette raifoif, la répartition exaéle de 1 arbre eft abfo-lunient néceftaire , pour qu’il n’y aie pas plus de poidsUne fois que l’autre. La célérité du mouvement, dépendde la quantité d’eau courante fur la roue. Une trop grandecélérité néanmoins n’eft pas avantageufe, puifque le fableeft trop mélangé, que l’eau dans l’auge eft mife dans untrop grand mouvement, & que les matières & les ma-chines fè détruifent plutôt. Suivant la nature du minérais,la roue peut faire trente à quarante tours dans une minute,puifque le fable fe pile plus menu par un mouvementlent, & plus gros par un mouvement précipité. Pour dixpilons en mouvement, il fe confomme, en vingt-quatreheures, quatre-vingt-dix mille féaux d’eau fur la roue ; &luivant la nature du minérais qu’on bocarde, deux à troismille féaux dans l’auge. Il faut au furplus, deux fois parjour , graiffer avec du fuif, toutes les parties frottantes ,pour empêcher réchauffement & éviter qu’elles s’ufent.
§. 669.
Ï1 refte maintenant à décrire les labyrinthes, où l’eaupafle, avec le fable pilé qui s’y dépofe. Il y a, i°* l escanaux de dégorgement EE, par lefquels paftè 1 eau me»