SUR L’ART DES MINES. 193une perte confidérable, maïs non pas le tout ; ce quiferait impoffible par la nature de la chofe même, qui exigedes frais exorbitans. Cette perte eft plus ou moins forte,Suivant la nature du minérais, 8c de fes efpèces de pierresde gangue, en fuppofant qu’on ait employé toute 1 in-duftrie néceffaire & imaginable. Si la gangue eft friable& légère , le minérais au contraire pefant 8c dur , le dé-chet eft moins confidérable que fi la gangue étoit dure 8cpelante. Le déchet eft plus fort, quand dans cette der-nière efpèce de gangue il fe trouve du minérais tendre 8cfacile à fe pulvérifer , ou du minérais attaché en feuillesfubtiles, comme des grains d’argent rouge 8c d’argentblanc. Dans ce cas , fi on ne veut perdre que vingt àvingt-cinq pour cent du contenu du minérais, il faut queles opérations des bocards 8c laveries foient portées audernier degré d’induftrie ; l’or même , qui eft en petitesparcelles vierges dans les gangues dures, n’eft pas exclusde cette perte. Quelques foins 8c quelques précautionsquon prenne , on perdra toujours une partie affez confi-dérable.
§• 673-
Quoique les manipulations des bocards foient les opé-rations de 1 exploitation d’uneMine les plus confidérables,puifqu’on peut par ce moyen mettre à profit des minérais,dont on ne retirerait rien différemment, néanmoins ellespeuvent devenir très-préjudiciables, lorfqu’on bocardeTome II, B b