SUR L’ART DES MïNES.qui n’ont qu’une efpèce. Par exemple, la plus grandepartie du minérais à bocarder dans la baffe-Hongrie, peute tre réduit en fchlich d’or vierge, en fchlich d argent *e nfchlich de minérais de plomb tenant de [argent, Scen fchlich de pyrite. Puifque l’or fe tire particulièrementdu fchlich, après qu’on a préparé Sc lavé le fchlich duplomb tenant de l’argent, on extrait feulement du refiedu fable , le fchlich de pyrite qu’on emploie dans la fontecrue. Il faut faire des épreuves exaéles de toutes les pierresde gangue, ainfi que de celles qui accompagnent le mi-nérais , ou qui s’exploitent feulement fur la veine, & cal-culer s’ils paient l’exploitation, le bocardage, le lavage,Sc les frais de la fonte ou non ; ce qu'on doit particuliè-rement examiner, quant aux métaux inférieurs , les pré-cieux payant toujours cette dépenfe. Les minérais qui fètrouvent par.rognons, bien parfemés, & ou il faut né-ceffairement couper la veine, paient plus aifément leurdépenfe que celui d’une veine qui eft trop parfemée, pourlaquelle il faut compter tous les frais d’exploitation de1 intérieur de la Mine, qui ne fe comptent point pour lespremiers. De plus , il faut confidérer le minérais à bo^»carder, fuivant la nature de la pierre de gangue , Sc desgrains qui fe trouvent parfemés par le bocardage Sc lelavage , pour favoir s’il doit être pilé gros, menu , outont-à-fait menu Sc fin, quelle manipulation & propor-tl0n ü doit y avoir dans le lavage ; Sc en général, com-ment on doit conftruire le bocard pour fon traitement.
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