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SUR L’ART DES MINES. 197Auvent, en poids fpécifîque, les pierres de gangue dans^quelles ils fe trouvent quelquefois 11 épars, qu on nepeut les appercévoir. Si on pile ces pierres de minerais,de fi on les réduit en pouftière fine , les particules de mi-grais fe féparent de leur pierre , 8 c fe précipitent aveck farine au fond. Les parties les plus légères s’en vonten partie avec l’eau ; mais les plus fortes, confequem-ment les plus pefantes , fe précipitent dans 1 eau avec letninérais. Quand on jette du minerais dans une auge àbocard, il eft réduit par les pilons en petites particulescomme de la farine; mais comme il coule continuelle-ment de l’eau dans l’auge, que cette eau eft mile enMouvement par les pilons,.la farine affez menue fe relevedans l’eau par ce mouvement, & fort par des trous adap-tés-au-deflus de l’auge, entre avec l’eau dans les rigoles,de continue fa marche dans tous' les baftins, ou elle fedépofe fuivant fon poids fpécifique. Ce qui eft extrême-ment fin & léger eft entraîné par l’eau fans pouvoir fedépofer.
§. 676.
C’eft donc par le moyen de cette opération qu’onpeut parvenir à fon but ; c’eft-à-dire, que le minerais fefépare dans l’auge du bocârd de fa pierre de gangue parla pulvérifation des pilons, & qu’il doit fe précipiterdans les baftins où l’eau l’entraîne ; & la partie de la gan-gue pilée avec ce minérais doit être entraînée, eu égard