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SUR L’ART DES MINES,tres-préjudiciable y au refte, le tout dépend beaucoup dela dureté de la veine & du minérais, ainfi que de la gra-nité {pécifique des corps. Le meilleur bocatdage fansdoute eft lorfque le minérais eft pelant, & la ganguetendre & légère. Lorfque , dans ce cas, on bocarde avecUn grand déchet, on peut être afturé que la conftruétion& J a manipulation ont été mai arrangées : mais quandla gangue eft pelante , la leparation eft non-feulementdifficile au bocardage, mais encore au lavage.-Dans cecas, on gagnera bien plus à un bocardage groflîer qu'àUn menu, puifque les grains de fable rouleront plusfacilement en bas des tables par le moyen de l’eau, &fe démêleront aifément de la farine du minérais ou fchlich,
§. 679.
Il fera aifé de conclure de tout ceci, que les minera s,qui font plus légers par leur gravité fpécifique que lapierre de gangue, dans laquelle ils font mêlés, ou qui lepréfentent en forme ochracée, ne doivent point du toutentrer dans les bocards. Il en réfulteroit du préjudice.
g an gue pefante fe dépofèroit dans les badins, & leUiinérais léger feroit entraîné par l’eau, & on ne pour-r oit pas le retenir fur les tables de la laverie.
§. 680.
La différence des pierres de limon , calcaires & dequartz, peut utilement s’appliquer dans les bocards. LesTome II. Ce