SUR L’ART DES MINES. 21 ÿeft glifïe du fchlich, ce qui arrive quand les veines onedu minerais de plomb , on le remet fur une table garniede linge, pour achever de le concentrer par un lavageconvenable.
§• 699.
Comme le but du bocardage eft , qu’en pilant lespierres de gangue , les parcelles du minérais doivent fèfëparer des pierres inutiles, il eft néceflaire que les partiespilées qui fortent de l’auge foient arrêtées quelque part,les différens baflins décrits dans le §. 669 , par lefquels1 eau paflè de l’un à l’autre, fervent à cetufage ; car pen-dant que l’eau coule en avant, les parcelles pefantes fèprécipitent au fond. Les parcelles du minérais ne font pasles feules qui fè précipitent*; celles de la pierre le fontauffi, Sc même en plus grande quantité ; Sc tout ceci fefait fuivant leur gravité fpécifique, de forte que les pluspefantes Sc les plus groftès fe précipitent les premières,& les petites font tranfportées plus loin, fuivant leurpefanteur, Sc elles fè précipitent plus tard. Le tout paffeparles baflins jufques dans 1 es boursières } & encore partiepaflè avec l’eau qui va dans la rivière.
§• 700.
Ce but de tout ce qui a été dit jufqu’ici quant au bocar-da f > doit être que , la farine ou le minérais pilé , feprécipité en bon ordre dans les baflins, Sc qu’il aille le
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