SUR L’ART DES MINES. 227.qui font enveloppées dans une bourbe tenace, ne fau-r °ient réfifter à l’effort du courant de l’eau for la table ,eu égard à leur peu de poids jfpécifique, & elles foroiencentraînées par l’eau pour la plus grande partie ; par cetterai fon, les tables for lefquelies on lave la farine menue,doivent avoir bien moins d’inclinaifon ^ afin que les par-oles de minérais puiflènt gagner du temps pour pouvoirfo dépofor au fond.
§. 711.
La pente de ces tables devant être réglée d’après cesobfervations, on ne fauroit néanmoins la déterminergénéralement, puifqu’ilfaut quelle foit non-feulementréglée foivant le poids fpécifiqne du minérais , mais en-core d’après celui de la pierre de gangue même ; car lestables pour les veines d’or, doivent avoir une autre penteque celles deftinées pour les veines de minérais de plomb ;H en eft de même des veines de minérais d’argent. Ond°it confidérer la différence du minérais d’argent, 8 ccelle delà nature des veines mêmes ; car plus les ganguesfont pefant es, plus les tables doivent avoir de pente : ile n eft de même quand il fe trouve d’autres corps métal-liques , comme des pyrites, de la blende , du minerais defor j & autres chofos de cette nature mélangées avec lemi nérais. Il faut conféquemment chercher la véritableProportion de la pente des tables, pour pouvoir la déter-miner par des faits d’expérience ; ce qu’il eft aifé de favoir,
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