SUR L’ART DES MINES. 261l’eau , 3 c Leur mouvement fe fait à fa furface. Toutes lesparcelles d’or fe ramaffent dans le fond de ce creux, parle mouvement induftrieux qu’on fait appliquer ,a cesaugettes, 8c le Jchlich fe lave facilement par le coupqu’il reçoit, 8c en le trempant dans l’eau. On fe fertpour les petits elfais des augettes à mains qui font repré-fentées par la figure K. ' '■ - ç u
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Comme l’or ne fàuroit s’extraire de manière qu’il nerefte toujours quelques parcelles de minérais de plomb,on parvient à une parfaite féparation par l’amalgamation.On ramaffe le produit de l’or journalier, 8c toutes lesquatre femaines on l’amalgame dans une chambre ex-preffément deftinée à cette opération. Il y a dans cettec hambre toutes les difpofitions propres à cette opération ;11 y a des tuyaux dans les quatre coins, defquels on tireleau avec des robinets. L’or extrait fe met dans desmortiers ; on le lave & on le sèche au feu ; on y met ledouble de mercure, 8c on le broie avec des manchesde bois, jufqu’à ce que le tout foit entièrement diffout.L amalgame fè met dans une augette, fe relave avec1 eau de tout le minérais qu’il peut y avoir ; on exprimele mercure au moyen d’un cuir ; le réfidu fe met enb°ules, 8c s’enveloppe dans des morceaux de linge : onles porte dans un creufet fur le fol du four à calcination ,& le mercure fe diflill cper defcenjum. Le four à calciner