SUR L’ART DES MINES. 269deux pieds Sc demi de profondeur. Son fond eft un peuen pente. Il fort au-defîus de fon fond un tuyau d’uneautre caiffe pareille, auquel on adapte des badins, commeau bocard à eau ; l’eau nécelfaire pour cette manipulationfe conduit de la cage de la roue dans cette caiffe àremuer.
§• 7 6 3 -
C’eft dans cette caide qu’on jette le minerais bocardéqui eft remué continuellement par un garçon laveur,pour que la farine fe détache du plus gros, qui coulepar l’ouverture de la fécondé caiffe , & de-là dans lesbafîins, afin qu’il puiffe fe précipiter fuivant fon poidsIpécifique Sc fa qualité.
§. 764.
On tire hors de la cailfe les parties les plus groffesR u i y relient, pour les faire paffer par le crible, ainlique par le triage. On établit pour cet effet le coffre ducriblage représenté par la figure 6 : il eft long de douzepieds, large de cinq Sc profond de trois ; Sc comme onopéré par trois cribles différents, il eft divifé en troisparties. Il y a jufqu’à la moitié de fa largeur une couver-te qui panche A , qui eft également divifée en troisPitiés, fur lefquelles fe dépofe le minérais qui doit palferpat cette opération. L’eau venant de la cage de la roue