SUR L’ART DES MINES.
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§. 7 66.
Nous allons actuellement traiter du fécond ufâge desbocards à fec. On a remarqué dans le §. 68y,-queleminerais d’argent épars dans la pierre , qui cependant n’apas le mérite de la fonte, 8c n’eft pas moins allez parlèmédans la pierre de gangue avec li de gros grains, que foncontenu en argent eft encore de conféquence, qu’on nedoit point pour cela le travailler par les bocards à eau.Par exemple, li un tas de pareil minérais contient unedemi - once d’argent au quintal, il peut, pour le peuqu’on lui ôte la plus grande partie de la gangue, con-tenir quelques demi-onces, conféquemment être réduitsà un mérite de fonte. On le réduiroit fans doute à uncontenu plus conlïdérable dans les bocards à eau; maisle déchet eft évidemment fi grand, que fi on met enconlidération le peu d’augmentation des frais de la fonteavec la perte de l’argent, la perte de ce dernier feratoujours beaucoup plus confidérabie, fans compter, laperte du noble métal de l’argent, que l’on doit cepen-dant ne point perdre de vue. Il eft conféquemmentbeaucoup plus avantageux de concentrer ces elpèces deminérais par le bocard à fec , où le déchet eft bienmoindre. On peut également travailler de cette manièreles minérais parfemés dans la pierre de gangue des mé-taux inférieurs, Ôc les concentrer avec plus d’avantageque dans le bocard à eau^ 8c les réduire ainft à. un