SUR L’ART DES MINES. 2 8rchèvre, pour les mieux arrêter, & on le lave de tempsen temps dans une cuve.
§• 77 8 *
La réparation en plufieurs efpèces du plus gros d’avecle menu, eft indifpenfàblement nécefîàire ; on ne pour-roit, fans cela, féparer le bon d’avec le mauvais dansles opérations fuivantes : le nettoiement fe fait de troismanières différentes ; c’efl-à-dire, le choifijEige 8c triagefur les tables , l’opération du criblage 8c celle du lavage.La première opération ne pourroit fè faire avantageufe-ment, fi le tout reftoit pêle-mêle, & fi le mineraisétoit plein de bourbe. Les deux dernières opérationsconfiftent dans la gravité fpécifique des corps. On netéuffiroit point fans cette opération ; car l’expériencejournalière fait voir que les opérations du criblage ne fefont pas bien, 8c qu’on ne fàuroit bien féparer le bond’avec le mauvais, fi les morceaux de pierres ne fontpas d’une égale grandeur ; 8c le lavage ne feroit aucune-ment poffible , fi le gros 8c le menu reftoient enfemble.On fe fert donc de la table à choifir 1, 8c de celle dutriage K, pour la féparation des grofîès efpèces : les fixcuves L font pour le nettoiement des efpèces moyennes,de les tables pour le nettoiement des bourbes. On opèredonc, de la manière fuivante : Il refie des gros & despetits morceaux fur la première grille , puifque le mi-nerais y defeend immédiatement de la caifîè. Ces pierresTome II, N n