SUR L’ART DES MINES. 29;de donner continuellement un bénéfice réglé. Au con-traire, lorfqu’on veut fe procurer un bénéfice démefiiré,il en réfuite évidemment une excavation qui tend audépérifîement de fentreprife. Il eft très-prudent de faireun dépôt en caiffe des bénéfices auquel on puiffe avoirrecours au befoin, comme , par exemple^ lorfqu’on aune trop grande abondance d’eau dans les fonds ^ afind’être à même de pouvoir y remédier le plus prompte-ment poffible.
§• 793 -
L’entretien des ouvriers d’une Mine eft une dépenfeconfidérable. Il faut donc ne point fe charger d’un nom-bre fuperfiu. Comme on ne doit employer dans la Minede Mineurs qu’en proportion du minérais des galeriesde recherche Sc de pafïage, il faut de même que le$autres ouvriers , tels que boifeurs, routeurs de cha-riots , Scc ., foient aufîl en proportion ; enfin, on doitavoir pour principe de ne pas chercher de l’ouvrage pouremployer l’ouvrier, mais plutôt de chercher l’ouvrierpour faire l’ouvrage. Il eft très-efîentiél de né choifirque des ouvriers laborieux, & de fe défaire des fainéants»Cette règle doit auflî s’obferver dans les fonderies, bo-cards Sc laveries , ainfi que dans tous les autres atteliersla fuperficie. Car un nombre fuperfiu des ouvriers.P eut nuire à la plus riche exploitation de Mine. Autelle, comme chaque ouvrier doit avoir un fàlaîre flifïx—