SUR L’ART DES MINES. 297à aucun ouvrier un nouvel outil, tel qu’il foit, s’il nerapporte le vieux dans le magaftn. Ainil, toutes lespièces de fer Sc outils s’échangent contre ceux qui fontüfes; cet échange doit même s’étendre jufques fur lespièces de moindre conféquence, comme crampons d’é-chelle , gros clous, Sec. , qui ne doivent fe donner,qu’en échange ; Sc lorfque les vieux morceaux le per-dent , l’ouvrier en eft reiponfable.
§• 795 -
Quant aux uftenfiies dont les ouvriers fe fervent pourleur travail, comme marteaux, pointrôles Sc fleurets, &c.fl eft deux méthodes dont on doit faire ufage. La pre-mière confifte à donner à plufieurs Mineurs un certainnombre réglé des uftenfiles qui leur font néceflaires, cedont on fait note par numéro ; ces mêmes Mineurs fontenluite obligés de payer ceux dont ils ont befoin, ainfi quetas raccommodages. C’eft par cette railon que dans lesmarchés qu’on fait avec eux, on met en conftdérationla depenfe de ce numéro d’uftenflles, comme je l’ai déjàdit dans le premier Chapitre de la fécondé Partie. La fé-conde méthode, confifte à faire un marché avec le maîtreforgeron pour l’entretien de chaque numéro; il s’obligea les tenir toujours en bon état, à les raccommoder oua les renouveller iorfqu’ils font ufés, en rechangeanttoujours le nouveau contre le vieux; en conféquenceon lui paie chaque fèmaine un certain prix proportionneTome II. P p