SUR L’ART DES MINES. 299les note, & à la fin de la femainé on voit s’ils ont em-ployé toute la poudre on non.
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La confommation du fuif eft auffi très - confidérable.On fe fert de lampes creufes, dans lefquelles on metune mèche de vieux linge, 8c le foif fe met à décou-vert , ou bien on fait ufage de chandelles moulées.Quand le courant d’air de la Mine eft fort, les chan^déliés fe confomment trop vite; 8c quand l’air eft foible,«lies ne brûlent pas bien , & elles font afiujetties à s’é-teindre; mais quand il eft calme 8c bon, elles brûlentmieux que les lampes, 8c font plus économiques : aveccela ces dernières fo renverfont fouvent, 8c le foif foperd. C’eftfoivant ces circonftances que l’on doit intro-duire ou les lampes, ou les chandelles. Dans bien desendroits on brûle de i’huile de navette, 8c à Idria del’huile d’olives, parce qu’elle eft à bas prix. On peutfaire la répartition du fuif aux Mineurs, comme cellela poudre, en en déduifant la valeur for leurs gages,ou bien fixer pour chacun une quantité, avec laquelle1 ouvrier doit faire fon pofte. Mais pour déterminerexaélement cette quantité, il faut faire des épreuves*A Schemnitz chaque Mineur reçoit pour fon pofte cinq& un tiers de lot ; un rouleur de chariots, fix 8c deuxtiers de lot : un lot eft une demi-once.
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