SUR L’ART DES MINES. 307
ne font point praticables dans toutes les failons, parcequ’on ne peut rien faire quand il y a peu d’eau, cetteopération s’exécute au printemps, lors de la fonte desneiges & dans le temps de grandes pluies ; cependant ilne faut pas que la rivière foit trop haute, afin qu’on puiflèl’approcher, il fuffit qu’elle ait allez de force pour em-porter les bois. Au relie, il faut des dilpofitions particu-lières pour le conduire, depuis la forêt jufqu’à la rivière ,c’eft-à-dire, des couloires faites en bois , pour faire défi,cendre les bois de la montagne. Je vais traiter cet objetplus au long, en décrivant le flottage des bois de la balle-Hongrie.
§. 804.
Cette opération eft reprélentée par la planche 22 e .Les forêts d’où le tirent les bois pour le flottage, fontd une grande étendue , & les vallons principaux abou-tilîent à la rivière de Gran , & tous leurs ruilîèaux vontsy décharger. Les petits vallons fe communiquent auxgrands, Sc ils ont tous des ruilfeaux, au moins dans lestemps des pluies. On coupe les bois ordinairement lui vantles Ordonnances forellales, en commençant du pied desmontagnes jufqu’à leurs lommets. On fcie les arbresabattus par blocs de fix pieds de long , & on les defcendau pied de la montagne par le moyen des couloires , faitesen bois, qui communiquent aux rivières. On voit unede ces couloires dans la i re figure en perlpeétive, &
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