SUR L’ART DES MINES. 31;Les patins qui confident en folives fondamentales F, 3cen folives croifées G, font avec cela planchéiés ; c’eftce qu’on appelle le lit d’eau. Les chevalets font encorecontenus par deux ou trois rangées de bois H, poféeslongitudinalement ; on pofe au devant les barres I durateau , allez près les unes des autres, pour que les boisne puiffent point pafîèr. Comme il arrive fouvent qu’ils’accumule près du rateau une quantité de bois , aupoint que l’eau n’a de pafiage qu’entre les barres ; ce quifait craindre que l’eau ne paffe par-deffus, n’entraîne lebois, & ne dérange en même temps la conftruéHon ,alors on a pour cet effet adapté des portes R, de diflanceen diflance , qui fe hauffent 8c fe baifent. On les haufieen pareil cas pour l’écoulement de l’eau. Enfin, à l’ex-trêmité du rateau, on ouvre un foffé L , pour y faireentrer la rivière qui fe rejette à une certaine diflance dansfon lit. A l’entrée il y a une porte M, qui s’ouvre detemps en temps, pour laiffer paffer le bois petit à petit;alors une quantité fiiffifante d’ouvriers le tire de l’eau 8cle drefîe en corde. Il faut que ce foffé ait également unrateau a la décharge pour arrêter le bois.
§. 811.
On doit faire une provifion fiiffifante de tous les ma-tériaux ci-devant détaillés, comme fer, fuif, poudre 8cbois, & d e tout autre quelconque, afin qu’une exploittation ne manque de rien dans aucun temps. Il e# encore
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