SUR L’ART DES MINES. 333Stirie Sc du Tyrol, qui forment encore une fbmme con-fidérable. Il en fort encore aujourd’hui de Schemnitz ,de Kremnitz Sc de la Traniiivanie , au moins pour troismillions, qui fe monnoie , Sc qui enrichit d’année enannée la Hongrie Sc laTranfylvanie.
§. 18.
Ceci n’eft qu’une richeiïè du pays provenue lèulemeutde deux métaux. On y fabrique encore d’autres métaux ,femi-métaux Sc minéraux , qui exiftent dans la nature,comme le cuivre, l’étain, le plomb, le fer, le vif-argent,l’antimoine, Sc autres fubftances minérales qui font enabondance dans nos montagnes à veines. Non-fèulementnous en fournirons la quantité nécelfaire à la Monarchie ,fans être dans le cas d’envoyer un fol hors du pays pourcet objet ; mais le plus fort de notre commerce confifteencore dans la lortie de ces métaux , dont nous fournif-fons la plus grande partie de l’Europe, en les échangeantcontre d’autres marchandées indifpenfables ; ce qui faitque nous pouvons établir notre commerce lur un piedqui, làns avoir l’avantage fur les autres pays , nous metau contraire dans des difpofitions de l’entretenir fansperte & dans un julle équilibre. Il entre en Hongrie,dans le Bannat de Temefwar, au moins un million d’ar-gent comptant pour le cuivre qui en fort ; Sc le fer, quife fabrique annuellement dans la Monarchie, dont parties emploie pour le befoin du pays, & partie fe débite au-