SUR L’ART DES MINES. 351le bien du commerce 8c la richeffe du pays. Un parti-culier , tel qu’il foit, qui exploite une mine avec perte ,efpère toujours pouvoir le récupérer avec le temps furdu plus riche minérais 8c fur l’anobliflèment des veines.Quelquefois cela manque ; fouvent cela réulfit : perfonnene peut l’avancer ; car on ne peut pas pénétrer des yeuxdans le fèin de la terre. Par cette raifon, on extraitbeaucoup de métal avec gain, 8c beaucoup avec perte lLe but principal cependant eft de remplir le pays de fespropres productions, de protéger le commerce. & lebien public , 8c le pays en devient plus riche.
§• 34 "
Je viens actuellement aux moyens qu’il faut employerpour mettre les Mines en vigueur. L’établilTement desMines s’augmente, non-feulement en les donnant à titrede bail aux particuliers , mais encore en les animant à lefaire. Il faut pour cela, i°. des loix analogues, qui con-tiennent Sc la nature 8c la forme des concelfions ; lesdroits régaliens appartenans au Souverain ; l’étendue duterrein dont une Compagnie peut être mife en poifef-fion ; la levée des difcuffions qui peuvent s’élever dansles Compagnies à caufe des intérêts réciproques ; l’ordrecpi’on doit obfèrver dans toutes les opérations 8c lesfonctions, &la punition de ceux qui contreviennent auxloix des Mines. Les anciennes Ordonnances difcutoientordinairement fur les limites du terrain qui étoient trop