SUR L’ART DES MINES. 357car, lorfqu’il n'y a pas d'obligation contrariée par quel-que convention particulière, les Compagnies font libres,ou de les débiter par eux-mêmes, ou de les donneren échange, 8c de contrarier en conféquence avec laChambre des Comptes. C’eft ce qui anime les richesCompagnies à établir dans le pays des manufaélures 8cdes fabriques avec le produit des Mines, pour ne pasenvoyer les matières brutes à l'étranger ; ce qui augmentele bien public. Il convient, dans ce cas, de fixer unautre prix raifonnable 8c proportionné à celui de Tâchâtpar préférence, afin que les Compagnies puiffent exifteravec leurs exploitations, 8c pour que la caiffe du Sou-verain ne perde rien des intérêts du capital quil avance.
§. 38.
Comme les approvifîonnemens des bois néceffairespour les fonderies, l’établifîement des bâtimens, 8 c quetous les objets néceffaires pour pouvoir faire les fontesavec le plus d'avantage poffible, font des points très-effentiels pour une Compagnie, 8c une charge , il efl:tres-avantageux pour les Mines , que le Souverain fafîeexécuter les fontes à fon compte, foit qu’il paie le mi-nérais fuivant la valeur intrinsèque du métal, ou qu'ilfafîè payer les frais de fonte fur le pied d’un tarif bienétabli. En établiffant une bonne combinaifon de toutesl es fortes de minérais, 8c de bons procédés pour lesfontes, on parvient à réduire en métal une quantité de